Paris dévoile le pop-up inédit WE ARE ONA x Crosby Studios

Au croisement de l’art contemporain, de la gastronomie et du design, Paris voit surgir un pop-up inédit WE ARE ONA x Crosby Studios qui transforme une arrière-cuisine en scène centrale. Un terrain de jeu ultra-créatif où l’on vient autant pour regarder que pour goûter.

En bref

  • Un pop-up gastronomique perché aux derniers étages d’un immeuble des Grands Boulevards pendant la foire Paris Internationale.
  • Une collaboration forte entre WE ARE ONA, le designer Harry Nuriev et son studio Crosby Studios, portée par la cheffe étoilée Dalad Kambhu.
  • Un décor radical hommage aux zones de plonge des restaurants : béton brut, inox professionnel, « dirty dishes » en guise de collection d’assiettes.
  • Une expérience immersive où l’arrière-cuisine devient scène principale et questionne le rapport entre coulisses et salle, art et quotidien.
Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :
Un événement éphémère signé WE ARE ONA x Crosby Studios, niché aux 6ᵉ et 7ᵉ étages d’un immeuble parisien.
Un décor minimaliste béton + métal inspiré des zones de plonge, avec mobilier 100 % inox professionnel.
Une cuisine thaï contemporaine par la cheffe étoilée Dalad Kambhu, entre curry de canard et Thai Fruit Salad.
À garder en tête : ne pas venir pour une simple « belle table », mais pour une expérience totale art-food-design.

Comment Paris met en lumière un pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios hors norme

Pour comprendre ce qui se joue derrière ce pop-up inédit WE ARE ONA x Crosby Studios, il faut d’abord poser le décor : Paris, en pleine effervescence d’art contemporain. La 9ᵉ édition de la foire Paris Internationale occupe un ancien immeuble des Grands Boulevards, et tout en haut, aux 6ᵉ et 7ᵉ étages, une parenthèse culinaire inattendue prend vie.

WE ARE ONA, collectif culinaire fondé par Luca Pronzato, a l’habitude de poser ses tables dans des lieux qui ne sont pas censés accueillir un restaurant : toits de Paris, chantiers en suspens, bâtiments industriels. Ici, l’équipe pousse l’exercice encore plus loin, en invitant le studio de design Crosby Studios, mené par l’architecte et designer Harry Nuriev, à penser un espace qui floute totalement la frontière entre salle à manger, installation artistique et coulisses de restaurant.

Le timing est précis : l’expérience se tient du 19 au 22 octobre 2023, en parallèle de la foire. Quelques jours seulement pour transformer ce dernier étage en scène gastronomique, puis laisser place vide. Une signature forte des pop-ups WE ARE ONA, qui misent sur la fugacité pour marquer les esprits. Les Parisiens habitués des bonnes tables ont pris l’habitude de guetter ce type de rendez-vous, un peu comme on suit un défilé de mode très pointu : ce qui s’y joue ne sera pas forcément reproduit, mais imprime une tendance.

L’ambiance, elle, tranche nettement avec les codes cosy habituels des restaurants de la capitale. Pas de banquettes capitonnées, pas de boiseries haussmanniennes, pas de rotin tressé. À la place, de vastes plateaux bruts, du béton, du métal, des reflets d’inox qui répondent aux néons et à la lumière naturelle. L’adresse se lit presque comme un manifeste : l’arrière-cuisine mérite d’être vue, pas seulement entendue à travers une porte battante.

Pour les amateurs de lieux parisiens singuliers, ce pop-up trouve sa place dans la même galaxie que certains projets dont on parle beaucoup ces dernières années, qu’il s’agisse de nouvelles adresses à l’esprit très parisien réinventé ou de relookings spectaculaires de spots iconiques sur la côte, comme ce club de plage de Saint-Tropez entièrement repensé autour des matières naturelles. Dans tous les cas, le fil conducteur reste le même : proposer une expérience qui raconte une vraie histoire, loin du décor standardisé.

Ce choix de s’installer au cœur d’un événement d’art contemporain n’est pas anodin. Il revendique la gastronomie comme un médium artistique à part entière, à la même hauteur que la photographie, la sculpture ou l’installation. Le repas devient une œuvre à durée limitée, le service un rituel, le décor une scénographie pensée avec le même soin qu’un stand de galerie.

Si l’on aime suivre les projets qui croisent design et art de vivre — de Matali Crasset aux collaborations plus intimistes racontées sur Brin & Tresse —, ce pop-up parisien se lit comme un cas d’école de ce que peut être une expérience immersive, totalement assumée. La ville lumière confirme au passage sa capacité à accueillir ces formats hybrides, où l’on vient autant pour le contenu de l’assiette que pour le concept global.

Une expérience de hauteur dans un immeuble haussmannien réinventé

Installé dans un ancien bâtiment de bureaux proche des Grands Boulevards, le pop-up occupe des étages habituellement voués aux open-spaces et salles de réunion. Le génie de la collaboration WE ARE ONA x Crosby Studios tient à la manière dont ce cadre très rationnel est détourné : les plafonds, la trame des fenêtres, les volumes bruts sont conservés, mais tout le reste est repensé comme une scène.

Les convives accèdent à l’espace presque comme on monte en loge : ascenseur, couloir, puis bascule dans une atmosphère à part. Les repères sont bousculés : pas de séparation nette entre cuisine et salle, mais une sorte de continuum où l’œil passe de la fontaine d’éviers au bar inox, puis à la vue sur la ville. Ce jeu de perspectives fait partie intégrante de l’expérience.

Ce type d’occupation temporaire rappelle aussi d’autres initiatives parisiennes qui font bouger les lignes de la restauration, comme certains projets de gastronomie éphémère installés dans des immeubles de bureaux en transition. On pense par exemple à des espaces hybrides détaillés dans l’article sur une halte londonienne chez la cofondatrice de Vestiaire Collective, ou à certains lieux d’innovation mode et éthique qui recyclent d’anciens plateaux tertiaires en showrooms.

Au final, ce qui se joue ici dépasse le simple « bon plan resto de la semaine ». C’est la démonstration qu’un immeuble très classique peut se transformer, le temps d’un week-end, en laboratoire d’événement gastronomique et artistique, sans perdre son âme parisienne.

Pourquoi la collaboration WE ARE ONA x Crosby Studios bouscule les codes du design culinaire

Paris dévoile le pop-up inédit WE ARE ONA x Crosby

Ce qui frappe d’abord dans cette collaboration inédite, c’est la cohérence entre deux univers a priori éloignés : la gastronomie nomade de WE ARE ONA et l’esthétique radicale de Crosby Studios, connue pour ses intérieurs monochromes, son goût du métal et des volumes quasi architecturaux.

À la manœuvre côté food, le studio WE ARE ONA mené par Luca Pronzato, ancien sommelier passé par des tables étoilées, a construit au fil des années un véritable « label » de pop-up gastronomique. Chaque édition se déroule dans un lieu différent, avec un chef invité, souvent jeune mais déjà largement reconnu. Le fil rouge : offrir une liberté créative maximale, loin des contraintes d’un restaurant fixe.

Côté décor, Harry Nuriev apporte sa lecture très personnelle du restaurant. Plutôt que de conforter les codes habituels — belles nappes, salle chaleureuse, cuisine cachée —, il choisit d’exposer ce qui, d’ordinaire, reste invisible : la zone de plonge, les bacs inox, les éviers, la brillance presque clinique des surfaces métalliques. Ce déplacement du regard est typique de son travail, habitué à transformer objets du quotidien et infrastructures en pièces centrales.

Dans ce pop-up parisien, les deux approches se rejoignent autour d’un même principe : considérer l’espace de restauration comme une installation à part entière. L’architecture intérieure n’est pas un simple écrin, mais un acteur du récit. Les convives deviennent partie prenante, assis au plus près de ce qui, habituellement, se joue hors de leur vue.

On retrouve là une dynamique intéressante, déjà observée dans d’autres projets récents qui marient design contemporain et art de vivre — des collaborations innovantes entre maisons d’édition de mobilier et artisans, ou encore certains lieux où la scénographie est pensée comme un manifeste, à l’image de ce club de plage de Saint-Tropez métamorphosé dont il est question dans ce relooking enchanteur.

Dans tous ces cas, l’objectif n’est pas de faire joli, mais de raconter quelque chose : une manière de travailler, un geste, un rapport au temps. Ici, rendre hommage aux coulisses de la restauration revient à reconnaître la valeur des gestes invisibles, du nettoyage à la préparation, qui font exister la magie d’un service réussi.

Les choix esthétiques forts qui signent un pop-up vraiment inédit

Le langage visuel de l’installation repose sur quelques choix radicaux. D’abord, l’usage assumé du béton brut et du métal, sans fioritures. Les murs et sols gardent une sobriété presque industrielle, contrebalancée par les lignes nettes des structures dessinées par Crosby Studios. Le mobilier est entièrement composé d’éléments en inox professionnel, issus de batteries de cuisines : tables de chef, bacs de plonge, plans de travail.

Au centre, une « fontaine » monumentale formée par une accumulation d’éviers en inox sert de pièce maîtresse. L’eau y circule, créant un bruit de fond discret, comme un rappel des gestes de lavage continus qui rythment la vie d’une brigade. Autour, un long bar permet aux convives de s’asseoir, presque dans la continuité de cet objet-sculpture, pour déjeuner ou dîner.

Enfin, la collection d’assiettes « Dirty Dishes » imaginée pour l’occasion par Harry Nuriev et Luca Pronzato apporte une touche d’irrévérence. Ces pièces jouent sur l’idée de vaisselle sale, traces, coulures, comme si l’on acceptait enfin de montrer ce qui, d’ordinaire, doit disparaître avant le service. Une manière très contemporaine de questionner notre rapport à la perfection visuelle sur Instagram et aux coulisses soigneusement dissimulées.

Pris ensemble, ces éléments constituent un décor qui ne cherche pas à être confortable au sens classique, mais mémorable. On ne ressort pas avec le souvenir d’un « joli resto », mais avec l’image d’une scène quasi théâtrale, où tout — jusqu’à l’évier — participe du récit.

Quand la gastronomie thaï contemporaine de Dalad Kambhu rencontre un décor industriel

Au cœur de cette scénographie très conceptuelle, la cheffe Dalad Kambhu apporte une autre forme de précision : celle du geste culinaire. Originaire de Thaïlande, installée à Berlin où elle a décroché une étoile Michelin, elle est invitée par WE ARE ONA pour signer le menu de ce pop-up parisien. Le contraste entre sa cuisine vibrante et le décor quasi chirurgical fonctionne comme un dialogue permanent.

Son approche consiste à revisiter la gastronomie thaïlandaise en l’inscrivant dans une écriture contemporaine : produits sourcés avec soin en Europe, associations de textures, dressages épurés. Au pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios, les assiettes répondent au décor comme des ponctuations colorées sur un fond gris métal.

Parmi les plats qui ont marqué les convives, on retrouve un canard servi en curry, travaillé avec une profondeur d’épices maîtrisée, et une « Thai Fruit Salad » réinterprétée, où les fruits sont choisis à maturité, relevés par des herbes fraîches et des touches acidulées. Le tout servi dans ces fameuses assiettes « Dirty Dishes », comme si la cheffe venait déposer la couleur dans un environnement volontairement neutre.

Ce dialogue entre une cuisine très sensorielle et un cadre minimaliste s’inscrit dans une tendance plus large, déjà repérée sur des scènes gastronomiques comme Copenhague ou Londres : laisser l’assiette prendre toute la lumière, tout en concentrant le décor sur quelques partis pris forts. On est loin des décors surchargés ou du clin d’œil ethnique facile ; la culture thaïlandaise s’exprime ici dans le goût, la précision et la composition.

Une mise en scène du geste culinaire au plus près des convives

Le choix d’installer les convives le long d’un bar, face à la fontaine d’éviers et aux plans de travail, permet aussi de rapprocher la clientèle des équipes en cuisine. On observe les dressages, les envois, parfois même les rinçages. Ce fameux « back of house » devient le sujet principal, comme une performance chorégraphiée.

Pour celles et ceux qui aiment comprendre comment fonctionne une brigade, c’est l’occasion rêvée de voir, sans filtre, l’enchaînement des gestes. On est dans une logique assez proche de celle de certains restaurants ouverts sur leur cuisine, mais poussée ici à l’extrême : l’intégralité du lieu est pensée comme une coulisse. Le moindre coup d’éponge, le moindre remplissage de bac fait partie du décor.

Cette transparence a aussi un effet inattendu : elle renforce le respect pour les équipes, du plongeur à la cheffe. On mesure à quel point la propreté, la rigueur d’organisation, la précision des mouvements conditionnent la qualité du service. Dans un monde où l’on glorifie beaucoup la figure du chef, montrer l’arrière-cuisine revient à redonner de la valeur à tout ce qui soutient son travail.

En sortant de cette expérience, difficile de regarder de la même façon les portes battantes d’un restaurant classique. On garde en tête l’idée que ce qui se passe derrière est peut-être la partie la plus intéressante de l’histoire.

Un hommage aux coulisses de restaurant : quand la dishwashing area devient manifeste de design

Si l’on devait résumer l’idée forte de ce pop-up parisien, ce serait celle-ci : prendre un espace considéré comme purement fonctionnel — la zone de plonge — et le transformer en manifeste de design. Là où d’autres auraient choisi de magnifier la salle, Crosby Studios choisit délibérément de décaler le regard.

Le geste est audacieux, car il s’attaque à ce que l’on cache d’ordinaire. Dans l’imaginaire collectif, la plonge, c’est l’endroit humide, bruyant, saturé de vaisselle sale, de vapeur et de produits d’entretien. En faire la pièce maîtresse d’un événement gastronomique, c’est refuser le vernis, assumer la réalité du métier jusqu’au bout.

Concrètement, cela se traduit par des bacs et éviers d’inox soigneusement assemblés pour composer une fontaine sculpturale, des surfaces métalliques parfaitement lustrées, un éclairage qui joue avec les reflets. Le moindre objet — gants, torchons, paniers — est sélectionné pour s’intégrer à ce langage visuel. On est loin de la plonge improvisée en arrière-salle ; ici, tout est pensé comme une installation.

Ce choix d’exposer les coulisses renvoie à une tendance plus générale, observée aussi dans la mode ou le design de mobilier : montrer les finitions, les assemblages, les matières brutes. Sur Brin & Tresse, on retrouve cette envie de transparence à travers les portraits d’artisans ou les focus sur des collaborations innovantes, comme ce projet autour de l’excellence artisanale détaillé dans cette collaboration innovante. Dans tous les cas, il s’agit de remettre le geste au centre.

Ce que cela change dans notre façon de percevoir un restaurant

La transformation de la dishwashing area en décor central bouscule notre schéma mental du restaurant. D’ordinaire, on imagine un triptyque clair : salle — cuisine — réserves, avec des frontières bien nettes entre chaque zone. Ce pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios propose une autre lecture : un continuum d’espaces où le propre, le sale, le préparé, le servi cohabitent visuellement.

Cette coexistence rend la notion même de « coulisses » obsolète. Tout devient scène. Résultat : on ne peut plus se contenter d’apprécier le plat sans se poser la question de ce qui le soutient. La plonge, qui symbolise souvent la part ingrate du métier, gagne ici une dignité nouvelle, mise en lumière et en hauteur.

Pour les amateurs de design, c’est un rappel précieux : un lieu réussi ne se limite pas à la surface visible. Penser l’arrière-cuisine, les rangements, les circuits, c’est aussi faire de l’architecture intérieure. Le pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios le démontre brillamment en montrant que l’un des endroits les plus humbles d’un restaurant peut devenir son cœur battant.

On sort de là avec une idée simple à garder en tête : derrière chaque assiette parfaitement dressée se cache un monde de gestes, de bruits et de matières, qui mérite, lui aussi, d’être regardé.

Ce que ce pop-up parisien dit des nouvelles expériences food et design

Au-delà de l’effet « waouh » du moment, ce pop-up inédit WE ARE ONA x Crosby Studios raconte quelque chose de plus large sur l’évolution des expériences à Paris. La capitale confirme son rôle de laboratoire, où la frontière entre design, art, gastronomie et créativité devient de plus en plus poreuse.

On voit se multiplier des projets où le repas n’est plus seulement l’objectif, mais une composante d’un tout plus vaste : scénographie, bande-son, lumière, circulation dans l’espace. Les pop-ups de WE ARE ONA en sont un bon exemple, tout comme certaines adresses hybrides qui fonctionnent à la fois comme galerie, boutique, café et espace d’événements.

Pour le public, cela signifie une chose : il ne s’agit plus seulement de « bien manger », mais de vivre une parenthèse. Le temps d’un service, on se retrouve dans un univers ultra-codé, parfois radical, qui tranche avec le quotidien. L’éphémère joue un rôle clé : savoir que l’expérience ne durera que quelques jours la rend d’autant plus désirée.

Ce type de format nourrit aussi l’imaginaire des décorateurs, architectes d’intérieur et stylistes, qui viennent y puiser des idées de matières, de couleurs, de rapports de volumes. Même si tout n’est pas transposable dans un appartement ou une maison, certains partis pris — comme le mélange béton/métal ou la mise en scène d’espaces techniques — trouvent vite des échos dans les projets privés.

Quelques pistes à retenir pour tes propres projets déco

Sans chercher à reproduire littéralement la dishwashing area chez soi, plusieurs enseignements de ce pop-up peuvent inspirer un intérieur :

  • Assumer les zones techniques : dans une cuisine ouverte, travailler les crédences en inox, montrer les étagères bien rangées plutôt que tout cacher derrière des façades.
  • Jouer le contraste brut / raffiné : associer un plan de travail en béton ciré avec des assiettes artisanales très colorées, comme le jeu entre décor minimal et cuisine vibrante de Dalad Kambhu.
  • Faire d’un objet utilitaire une pièce maîtresse : transformer un évier généreux, une robinetterie spectaculaire ou un îlot en véritable sculpture domestique.
  • Penser le son et la lumière : comme la fontaine d’éviers qui crée une ambiance sonore, travailler un éclairage qui valorise les reflets des matières métalliques.

En filigrane, ce que ce pop-up parisien rappelle avec force, c’est que le quotidien — vaisselle, bacs, plonge — peut devenir source d’inspiration. Tout dépend de la façon dont on le regarde, dont on le cadre, dont on le met en scène. Une leçon que l’on peut emporter chez soi, bien après avoir quitté les étages perchés de Paris Internationale.

Où se tenait le pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios à Paris ?

Le pop-up était installé aux 6ᵉ et 7ᵉ étages d’un immeuble des Grands Boulevards occupé par la foire d’art contemporain Paris Internationale, au 17 rue du Faubourg Poissonnière dans le 9ᵉ arrondissement. L’accès se faisait via les circulations de la foire, comme une halte gastronomique perchée au-dessus des stands de galeries.

Qui a imaginé le design du pop-up WE ARE ONA x Crosby Studios ?

La scénographie a été conçue par le designer et architecte Harry Nuriev avec son studio Crosby Studios, en collaboration étroite avec le studio culinaire WE ARE ONA. Ensemble, ils ont choisi de mettre en avant la zone de plonge des restaurants, avec un décor en béton et métal, une fontaine monumentale d’éviers inox et un mobilier 100 % professionnel.

Quel type de cuisine était proposé pendant l’événement ?

La cuisine était signée par la cheffe étoilée Dalad Kambhu, installée à Berlin et d’origine thaïlandaise. Elle proposait une interprétation contemporaine de la gastronomie thaïe, avec des plats comme un curry de canard travaillé en profondeur ou une Thai Fruit Salad revisitée, servie dans les assiettes conceptuelles Dirty Dishes créées pour l’occasion.

En quoi ce pop-up est-il qualifié d’inédit ?

Il est qualifié d’inédit car il combine plusieurs éléments rarement réunis : une installation immersive centrée sur la dishwashing area, une collaboration forte entre un studio de design international et un collectif culinaire nomade, et un ancrage dans une grande foire d’art contemporain. L’arrière-cuisine, habituellement cachée, devient ici la pièce maîtresse du projet.

Peut-on s’inspirer de ce concept pour sa propre décoration intérieure ?

Oui, sans copier littéralement le décor. On peut retenir l’idée de valoriser les zones techniques (cuisine ouverte, buanderie), de jouer le contraste entre matières brutes et éléments raffinés, ou encore de transformer un objet utilitaire — évier, îlot, robinetterie — en véritable pièce sculpturale. L’esprit du projet tient surtout dans la façon de regarder et de scénographier le quotidien.

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