Arles : Découvrez 5 expositions incontournables à ne pas manquer en marge des Rencontres de la photographie

À Arles, l’été ne se résume pas aux seules Rencontres de la photographie. La ville se transforme en véritable terrain de jeu pour les amateurs d’art contemporain, de design et d’objets façonnés à la main.

En bref

  • Cinq expositions à Arles prolongent le plaisir du festival de photographie en mêlant images, matières et savoir-faire.
  • De la villa secrète aux Alyscamps, ces événements culturels font dialoguer patrimoine et création contemporaine.
  • Artisanat japonais, céramique, verre, mobilier sculptural : un parcours idéal pour nourrir ses idées déco.
  • Chaque lieu permet de faire une pause loin de la foule des Rencontres de la photographie, tout en restant en immersion créative à Arles.
Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :
« Éloge de l’ombre » : un dialogue poétique Orient / Occident dans une villa arlésienne.
« L’été intérieur » : penser son chez-soi comme une galerie habitée, entre meubles et œuvres.
« Panta Rhei » aux Alyscamps : sculptures de sel et de bronze au milieu des cyprès.
Chez Vague : artisanat japonais, céramiques et objets du quotidien à rapporter à la maison.
« Love, Live & Let Die » : bouquets en clair-obscur pour les amoureux de photographie et de fleurs.

Éloge de l’ombre à la villa Belle-Amie : l’exposition à voir après les Rencontres de la photographie

À quelques rues seulement du tumulte des galeries et des files d’attente des Rencontres de la photographie, la villa Belle-Amie joue la carte de l’intime. « Éloge de l’ombre » s’y déploie comme une respiration, pensée par la directrice artistique Anne Carpentier avec la curatrice Graziella Semerciyan. Leur idée : faire dialoguer une vingtaine de créateurs venus d’Orient et d’Occident, dans un écrin domestique qui rappelle une maison habitée plutôt qu’un white cube.

Le parti pris est clair : la lumière n’est pas là pour tout dévoiler, mais pour caresser les surfaces. Photographies au grain dense, céramiques aux émaux profonds, textiles aux teintes enfumées… Chaque pièce semble surgir d’un clair-obscur. Le titre fait évidemment écho au texte culte de Jun’ichirō Tanizaki, mais ici, ce sont des œuvres bien contemporaines qui rejouent cette fascination pour l’ombre, le creux, la matière qui affleure.

La visite prend des allures de promenade lente. Une série d’images venues d’un atelier iranien répond à des objets vernissés d’un potier provençal. Un plateau en bois sombre posé sur une console tressée en rotin semble tout droit sorti d’un salon japonais des années 50. On ne sait plus si l’on se trouve dans une maison de famille arlésienne ou dans un ryokan discret à Kyoto. C’est précisément ce flottement qui fait le charme du lieu.

Un focus sur le mouvement Mingei et les savoir-faire artisanaux

En filigrane, l’exposition rend hommage au centenaire du mouvement Mingei, ce courant né au Japon autour de 1926 pour célébrer les objets du quotidien fabriqués par des artisans anonymes. Ici, l’esprit Mingei se traduit par une attention extrême aux pièces modestes : un bol en grès sablé, un tabouret en bois canné, un vase aux parois irrégulières deviennent les vrais protagonistes de la scénographie.

Pour un visiteur qui aime la déco, cette mise en scène est une vraie mine d’idées. Comment laisser un pan de mur dans la pénombre pour valoriser un simple banc en rotin ? Pourquoi un canevas de lumière rasante sur une poterie donne immédiatement une ambiance feutrée au salon ? Les réponses se trouvent là, sous les yeux, sans le moindre didactisme, dans l’association très précise des œuvres et des volumes de la villa.

On retrouve aussi ce goût pour l’objet habité dans d’autres rendez-vous culturels, comme l’exposition dédiée aux quilts engagés de Faith Ringgold au musée Picasso à Paris. Pour prolonger ce regard sur les textiles et les récits intimes, l’article sur ces quilts militants éclaire parfaitement ce que signifie rendre hommage aux gestes invisibles derrière une œuvre.

Pourquoi cette exposition parle à celles et ceux qui aiment le rotin et le cannage

La villa Belle-Amie fait partie de ces intérieurs où chaque assise raconte une histoire. Une chaise bistrot aux pieds patinés ici, un fauteuil en rotin aux lignes années 60 là. Même lorsque le cannage n’est pas au cœur de la proposition, l’esprit du siège artisanal infuse tout le parcours. Les œuvres photographiques ne sont pas seulement accrochées, elles cohabitent avec des meubles, des lampes en fibres naturelles, des tapis tissés à la main.

En sortant, on a souvent envie de revoir son propre salon. Peut-on atténuer les spots trop violents pour retrouver ces clair-obscur enveloppants ? Faut-il dégager un coin lecture avec une unique chaise cannée, une lampe en papier et un vase brut ? « Éloge de l’ombre » donne envie d’apprivoiser la pénombre plutôt que de la chasser, d’assumer des coins plus mystérieux dans son intérieur. Une belle leçon à garder en tête avant de filer vers l’exposition suivante.

« L’été intérieur » : penser sa déco comme une exposition pendant le festival de photographie à Arles

À deux pas des grands lieux du festival de photographie, la galerie Espaces Atypiques accueille un autre temps fort de l’été arlésien : « L’été intérieur ». Portée par la directrice artistique Marion Galtier, fondatrice du label Casa Sòler, et par l’antiquaire Romane Todoric de Maison Özel, cette exposition collective interroge la façon dont chacun habite son espace. Dans une ville saturée d’images, cette proposition offre un contrechamp apaisant, centré sur les volumes, les textures et les objets de tous les jours.

Concrètement, l’exposition réunit mobilier, œuvres d’art et objets domestiques. On y croise un guéridon aux pieds sculptés voisinant avec une œuvre sur papier, une chaise en bois courbé face à une toile abstraite, des luminaires en verre teinté répondant à une console en bois clair. Tout se lit à la fois comme une galerie et comme un appartement rêvé, où chaque élément a été choisi et positionné pour susciter un usage : s’asseoir, poser un livre, allumer une bougie.

Des créatrices qui sculptent la lumière et la matière

Parmi les artistes mises en avant, l’œil s’arrête sur le travail verrier de Justine Ménard. Ses pièces en verre sont autant de micro-architectures translucides qui captent la lumière du sud avec une délicatesse rare. Posées près d’une fenêtre, elles colorent le mur comme un vitrail minimal. Les photographes qui sillonnent Arles pendant le festival se surprennent souvent à shooter ces reflets autant que les pièces en elles-mêmes.

La sculptrice Audrey Guimard propose des volumes plus telluriques, en céramique ou en matériaux composites, avec des silhouettes presque organiques. À côté, les toiles de la peintre Anaïs Vindel et les créations de la designer Nikita Garrido complètent cette partition : lignes courbes, teintes sourdes, pointes de couleur qui claquent sur un fond crème. Tout l’ensemble respire une modernité douce, très en phase avec les intérieurs actuels où l’on mixe facilement une chaise cannée vintage et un canapé contemporain.

Pour celles et ceux qui aiment naviguer entre différentes scènes créatives, cette exposition fait écho à d’autres articles dédiés au design, comme ce focus sur les innovations du designer français Erwan Bouroullec. Même exigence du détail, même désir de pièces qui s’intègrent dans la vie de tous les jours sans perdre leur force sculpturale.

Des idées concrètes à rapporter chez soi

Visiter « L’été intérieur » en marge des Rencontres de la photographie, c’est un peu comme bénéficier d’un coaching déco en conditions réelles. On observe comment une table d’appoint, une lampe basse et une sculpture en céramique peuvent créer un coin singulier dans un grand volume. On note la manière dont un fauteuil en rotin légèrement surélevé structure un angle perdu, ou comment un simple tapis en fibres naturelles suffit à réchauffer un sol en béton.

Pour t’aider à repartir avec des pistes actionnables, voici quelques façons de t’inspirer de cette curation :

  • Composer des îlots : regrouper fauteuil, lampe et petite table plutôt que de coller les meubles aux murs.
  • Oser les pièces sculpturales : choisir une œuvre forte (sculpture, grand vase) plutôt que plusieurs petits objets dispersés.
  • Miser sur la transparence : le verre, le cannage et le rotin ajouré laissent circuler la lumière et allègent les volumes.
  • Mélanger ancien et contemporain : une chaise cannée de brocante peut dialoguer merveilleusement avec une peinture très graphique.

En sortant, on garde l’envie de traiter son intérieur comme une petite exposition en mouvement, où les objets peuvent se déplacer au fil des saisons. Une manière douce, mais très efficace, de prolonger l’inspiration du festival bien au-delà de l’été.

Jean-Pierre Formica aux Alyscamps : art contemporain et mémoire de la matière

Changement de décor avec « Panta Rhei », l’exposition de Jean-Pierre Formica installée tout l’été dans la nécropole romaine des Alyscamps. Ici, la promenade se fait à ciel ouvert, entre tombeaux antiques, cyprès et pierres millénaires. Dans ce paysage chargé d’histoire, l’artiste déploie peintures, dessins et surtout sculptures en sel, céramique et bronze, comme autant de balises contemporaines dans un site patrimonial.

Les œuvres, aux formes noueuses et parfois presque coralliennes, donnent l’impression d’avoir poussé là, lentement, au fil des siècles. Le sel, matière friable par excellence, y prend des allures minérales puissantes ; la céramique et le bronze portent des traces de gestes répétés, de torsions, de modelages. On sent derrière chaque pièce un travail quotidien, patient, presque méditatif.

Un dialogue entre ruines, photographie et sculpture

Pour celles et ceux qui viennent à Arles pour la photographie, les Alyscamps sont souvent une étape incontournable : le lieu a été immortalisé par Van Gogh, bien avant l’ère des festivals. En 2026, la présence des sculptures de Formica ajoute une couche de lecture supplémentaire. Les ruines deviennent décor, les œuvres des repères qui aident l’œil à cadrer, à mesurer la profondeur de champ naturelle de ce site en pente douce.

On voit d’ailleurs beaucoup de visiteurs, appareil ou smartphone en main, jouer avec ces sculptures comme s’ils construisaient une série photographique. Plonger un détail de bronze dans un contre-jour, saisir le grain du sel à ras de matière, capturer les ombres des cyprès sur une forme céramique : le parcours est une invitation directe à expérimenter le médium photographique, sans même pénétrer dans une galerie.

En parallèle de cette installation, Jean-Pierre Formica présente à la Galerie Regala une autre facette de son travail, avec des sculptures et dessins façonnés jour après jour. Là encore, l’idée de répétition, de geste quotidien, rejoint ce qui fait la force de l’artisanat d’art, qu’il s’agisse de rempailler une chaise ou de tresser un siège en rotin.

Une échappée minérale dans un programme très dense d’expositions

Dans une ville qui, pendant le festival, enchaîne les expositions, les vernissages et les événements nocturnes, la visite des Alyscamps a quelque chose de régénérant. On marche, on prend le temps, on laisse la chaleur retomber à l’ombre des arbres. L’art contemporain ici ne se surajoute pas à l’histoire, il la révèle autrement.

Pour un œil de décorateur, ce genre de parcours vaut aussi comme un cours de composition grandeur nature. Comment des verticales (les cyprès, les stèles) dialoguent avec des volumes plus bas (les sculptures) ? Comment un matériau brut se patine avec le temps, comme le ferait une assise en rotin laissée en extérieur ? Ce sont des images mentales que l’on a ensuite envie de rejouer dans son propre jardin ou sur une terrasse en ville.

Entre deux salles consacrées aux grands photographes des Rencontres de la photographie, faire ce détour par « Panta Rhei » permet de sortir de la saturation visuelle et de revenir à l’essentiel : le rythme du corps, la lumière naturelle, le toucher des matières. Un contraste bienvenu au cœur d’un été arlésien foisonnant.

Vague et Teruhiro Yanagihara : une curation d’artisanat japonais au cœur d’Arles

Retour en ville avec un lieu hybride qui a rapidement trouvé sa place dans le paysage culturel arlésien : Vague, espace à la fois galerie, café et glacier. Depuis 2022, le studio créatif Teruhiro Yanagihara, basé à Kobe, y a pris ses quartiers estivaux. Le principe est simple : faire se rencontrer l’art de vivre japonais et la douceur de la vie provençale à travers une sélection d’objets d’artisanat pointus, mais terriblement désirables.

Sur les étagères, on découvre une grande variété de céramiques japonaises : bols à thé au grès chamotté, petits plateaux aux glaçures céladon, vases aux silhouettes irrégulières. À côté s’alignent des bougies sobres, des bâtonnets d’encens à la fumée fine, quelques livres soigneusement choisis et même des produits culinaires fermentés, clin d’œil assumé aux savoir-faire gastronomiques nippons. Chaque objet est sélectionné comme on assemblerait une collection capsule, avec une cohérence de lignes et de couleurs.

Un lieu pour goûter la lenteur en marge du festival

Alors que les rues d’Arles bruissent des conversations autour des expositions de photographie, Vague joue la carte de la parenthèse. On y entre pour un café frappé, on en ressort souvent avec un petit bol ou une tasse qui viendra rejoindre l’étagère de la cuisine. L’expérience est immersive : la lumière est tamisée, les matières naturelles dominent, du bois clair au rotin en passant par le papier.

Le studio Teruhiro Yanagihara, qui a l’habitude de collaborer avec des éditeurs de design, transpose ici son sens du détail et de la fonctionnalité. Pas de spectaculaire gratuit, pas d’objets gadget : tout est pensé pour être utilisé, posé sur une table basse, glissé dans une salle de bain, offert à un ami passionné de culture japonaise. On est très loin des concept stores surchargés ; c’est un lieu qui respire, comme certaines adresses confidentielles à Barcelone ou à Copenhague.

Ce goût pour les objets utiles et beaux rappelle d’autres histoires racontées sur le magazine, comme celle de la scène catalane contemporaine mise en lumière dans l’article consacré à l’âme catalane dans le design contemporain. Même façon de tisser un lien entre territoire, artisanat et formes actuelles.

Des pistes très concrètes pour décorer avec l’artisanat

Pour les visiteurs, cette halte chez Vague est une formidable école du détail. En observant la manière dont les tasses sont alignées, les livres empilés, les chaises en bois disposées, on récolte une foule d’astuces transposables à la maison. Quelques exemples très simples à reprendre :

  • Créer une petite scène sur un plateau : un bol, une bougie, un livre, plutôt que des objets éparpillés sur la table basse.
  • Miser sur les séries : trois vases d’un même artisan de tailles différentes auront plus d’impact qu’une seule grande pièce isolée.
  • Mélanger matières et hauteurs : poser une céramique mate sur une étagère en bois brut, à côté d’un photophore en verre, donne du rythme visuel.

Pour y voir plus clair, on peut résumer les atouts de ce lieu dans un petit tableau pratique :

Aspect Ce que propose Vague Idée à rapporter chez soi
Objets Céramiques japonaises, encens, bougies, livres, produits fermentés Choisir 1 à 2 pièces fortes plutôt que multiplier les bibelots
Ambiance Lumière douce, matières naturelles, palette neutre Filtrer la lumière et privilégier le bois, le lin, le rotin
Expérience Café-glacier, espace de galerie pour des objets du quotidien Mettre en scène la vaisselle et les accessoires plutôt que les cacher
Rencontres Découverte de créateurs japonais et locaux Mélanger artisanat d’ailleurs et pièces chinées près de chez soi
Verdict Une halte essentielle pour les amoureux d’art contemporain appliqué au quotidien Penser son intérieur comme un paysage d’objets choisis

Dans le flot des événements culturels arlésiens, Vague se distingue par cette capacité à faire basculer l’inspiration du côté de la vie de tous les jours. On repart avec du concret, à portée de main, à poser dès le retour sur la table de la cuisine ou le buffet du salon.

« Love, Live & Let Die » : la photographie florale sombre de Michel Figuet à La Grande Vitrine

Dernière étape de ce parcours parallèle aux Rencontres de la photographie, la galerie La Grande Vitrine, qui accueille du 16 au 27 juillet l’exposition « Love, Live & Let Die » de Michel Figuet. Ici, la photographie reprend la main, mais dans un registre presque pictural. Sur fond noir profond, des bouquets se déploient, fanés ou en pleine bascule, saisis dans un éclat de lumière théâtral.

Pivoines effondrées, coquelicots chiffonnés, chrysanthèmes tordus : ces portraits végétaux sont autant de memento mori contemporains. Loin des images de fleurs lisses aperçues sur Instagram, Michel Figuet célèbre la beauté de la courbe qui casse, de la tige qui ploie, du pétale qui se froisse. Chaque cliché a la densité d’une nature morte flamande, mais avec un cadrage très actuel, presque cinématographique.

Un clair-obscur inspirant pour les intérieurs

Pour les amoureux de déco, cette exposition est un véritable nuancier d’ambiances à reproduire. Le fond noir profond rappelle la peinture Farrow & Ball ou Ressource que l’on ose parfois sur un pan de mur ; les fleurs, comme suspendues dans la lumière, donnent envie de multiplier les vases, même avec des bouquets qui ne sont plus tout à fait frais. Une photo de Michel Figuet accrochée dans une salle à manger pourrait transformer la pièce en décor de film.

On pense aussi aux grandes figures qui ont travaillé l’image du corps ou de l’intime, de Nan Goldin à certains photographes de mode. Ce registre du clair-obscur, maîtrisé jusqu’au moindre reflet de pétale, rejoint d’autres explorations du magazine, comme ces plongées dans des univers très construits — à l’image de l’article consacré à Carlotta, figure iconique dont la mise en scène visuelle inspire autant les décorateurs que les cinéastes.

Une pause contemplative en plein cœur du festival

La force de « Love, Live & Let Die », c’est aussi son format resserré. Sur une durée d’une dizaine de jours, l’exposition condense une sélection d’images qui se répondent en écho. On y entre facilement entre deux grandes salles de la programmation officielle, pour retrouver une attention plus méditative, presque silencieuse.

Les visiteurs sortent souvent avec une double envie : celle de repenser la façon dont ils photographient leurs propres bouquets, et celle de calmer un peu leur intérieur pour laisser respirer une œuvre forte. Peut-être en retirant deux affiches superflues pour ne garder qu’une grande photographie bien encadrée, posée au-dessus d’une enfilade en bois et d’une chaise cannée choisie avec soin.

En refermant la porte de La Grande Vitrine, le bruissement de la ville revient. Mais ces fleurs en clair-obscur continuent de hanter le regard, comme un rappel discret que l’art contemporain le plus puissant tient parfois dans une simple branche, bien cadrée et bien éclairée.

Ces expositions sont-elles adaptées à une visite en famille pendant les Rencontres de la photographie à Arles ?

Oui, la plupart des lieux cités sont accessibles avec des enfants, surtout Vague et les Alyscamps, où l’on peut se promener en extérieur. Les expositions plus intimistes comme « Éloge de l’ombre » ou « Love, Live & Let Die » conviendront mieux à des enfants déjà habitués aux visites culturelles, car elles demandent un peu de calme et de temps pour observer.

Faut-il réserver pour visiter ces expositions en marge du festival de photographie ?

Selon les années, certaines expositions fonctionnent en entrée libre pendant les horaires d’ouverture, d’autres demandent une réservation, notamment lors des vernissages ou des nocturnes. Le plus simple est de vérifier quelques jours avant sur les sites ou réseaux sociaux des lieux (villa Belle-Amie, La Grande Vitrine, Vague, Espaces Atypiques) afin d’éviter les mauvaises surprises.

Peut-on acheter des œuvres ou objets dans ces lieux d’exposition à Arles ?

Oui, plusieurs de ces adresses combinent programmation culturelle et vente. C’est le cas notamment de Vague pour les objets d’artisanat, et de certaines galeries comme La Grande Vitrine ou Espaces Atypiques, qui proposent à la vente des œuvres ou du mobilier. Les prix varient beaucoup, des petites pièces en céramique abordables à des œuvres uniques plus onéreuses.

Comment intégrer chez soi les inspirations vues dans ces expositions ?

L’idée n’est pas de copier, mais de traduire l’ambiance : travailler la lumière tamisée comme à la villa Belle-Amie, créer des îlots meubles-lampe-objet comme dans « L’été intérieur », oser un pan de mur sombre pour faire ressortir un bouquet ou une photographie, ou encore introduire une ou deux pièces artisanales fortes, à la manière de la sélection de Vague. Un carnet de croquis ou quelques photos prises sur place aideront à garder en tête les associations qui t’ont marqué.

Ces parcours alternatifs prennent-ils beaucoup de temps par rapport au programme officiel des Rencontres de la photographie ?

Tu peux prévoir une demi-journée pour découvrir au moins trois de ces expositions, ou étaler sur deux jours pour profiter tranquillement. L’avantage est que ces lieux sont dispersés dans la ville : ils s’intègrent facilement entre deux visites officielles du festival, tout en offrant des respirations bienvenues loin de la foule.

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