Découvrez les 10 designers et architectes d’intérieur incontournables à suivre en 2026

Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

En bref

  • Bétyle Studio, Gasparetto Parenti et Coutansais Castillo renouvellent le décor parisien par la narration et le travail du bois.
  • Katja Pargger, Dana Arbib et Enso replacent l’objet sculptural et la matière au cœur des espaces intérieurs.
  • Fanny Perrier, Chloé Leymarie et Antes prouvent que l’hospitalité inspire désormais l’habitat.
  • Pour repérer les tendances design durables, observe les matériaux, les gestes et les usages plutôt que la seule couleur du moment.

Ces dix designers et architectes d’intérieur incontournables à suivre en 2026 ont un point commun : ils composent des lieux qui se vivent avant de se photographier. Entre marqueterie, verre soufflé, bois massif, Inox et scénographies habitées, leur créativité remet de la matière dans la décoration.

Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :

Point clé À retenir
Talents émergents Bétyle Studio et Antes imposent déjà une signature très construite.
Projet repère L’hôtel Massé compte 40 chambres réparties sur 6 niveaux.
Matières Bois, métal, argile et verre donnent du relief aux nouveaux intérieurs.
À éviter Copier un décor sans comprendre ses usages ni sa lumière.

Les designers et architectes d’intérieur parisiens qui donnent du caractère aux lieux

À Paris, les nouveaux studios ne cherchent plus seulement à « faire joli ». Ils dessinent des parcours, cadrent une lumière, organisent les usages et osent une décoration plus incarnée. Cette génération d’architectes d’intérieur s’éloigne du minimalisme lisse qui a longtemps régné sur les réseaux : elle préfère un mur boisé bien proportionné, un détail de marqueterie, un luminaire qui a du poids visuel et des matériaux capables de traverser les années.

Bétyle Studio, l’élégance dessinée de Carla Romano et Nicolas Cazenave de la Roche

Fondé par Carla Romano et Nicolas Cazenave de la Roche, tous deux issus de l’École Bleue à Paris, Bétyle Studio fait partie des jeunes agences à observer avec attention. Le duo s’est rapidement fait remarquer par des espaces très dessinés, où les volumes sont précis sans devenir froids. Leur langage repose sur une idée simple, mais exigeante : faire du décor une architecture à part entière.

Leur premier projet publié à l’été 2025 était un espace hybride de 43 m², pensé à la fois comme bureau et chambre d’amis. L’ambiance évoquait la cabine d’un bateau, sans sombrer dans l’imagerie marine de catalogue : boiseries enveloppantes, circulation fluide, fonctions discrètement intégrées. Voilà le type de projet qui donne envie de regarder son propre deux-pièces autrement. Une banquette peut-elle cacher des rangements ? Une bibliothèque peut-elle devenir une cloison légère ? Chez Bétyle, chaque réponse passe par le dessin.

Le restaurant Arcane 17, dans le Marais, prolonge cette démarche. Le bois y reste central, enrichi de références aux constellations et au cosmos. L’astuce n’est pas de poser trois étoiles dorées sur un mur ; elle consiste à suggérer une atmosphère à travers les lignes, les reflets et la densité du lieu. Pour un intérieur domestique, ce travail inspire une piste concrète : choisir un seul récit visuel — marin, céleste, méditerranéen ou végétal — puis le laisser guider les matières et les détails.

Gasparetto Parenti, la chaleur maîtrisée à grande échelle

Juliette Gasparetto et Julie Parenti ont acquis une solide culture de l’hospitalité avant de fonder leur propre studio. Leur passage chez Festen se lit dans leur sens des atmosphères : des pièces généreuses, une palette profonde, des assises qui invitent vraiment à rester. Mais leur travail ne relève pas d’une imitation. Il installe une manière plus personnelle de composer des lieux accueillants, avec une attention fine aux rythmes et à la circulation.

L’hôtel Massé, ouvert à Pigalle en septembre 2025, constitue leur projet manifeste. Réparti sur six niveaux et quarante chambres, l’établissement prouve qu’un décor chaleureux peut tenir la distance en format XXL. Dans l’hôtellerie, le piège consiste souvent à multiplier les effets : un papier peint fort par-ci, un velours intense par-là, puis une accumulation qui fatigue vite. Gasparetto Parenti préfère construire une cohérence. Chaque espace semble appartenir à la même histoire tout en gardant son propre tempérament.

Le restaurant Le Trente, voisin de l’hôtel et annoncé pour mars, sera un projet à surveiller pour comprendre comment le duo traduit cette hospitalité dans un lieu de table. Pour chez toi, retiens surtout cette leçon : un salon vivant n’a pas besoin d’être rempli. Il lui faut une assise accueillante, une lumière placée à plusieurs hauteurs et une matière dominante. Un fauteuil en rotin naturel, par exemple, peut apporter cette respiration dans une pièce où dominent le bois foncé et le textile.

Katja Pargger, une rigueur viennoise qui structure les intérieurs

Architecte et ingénieure civile d’origine autrichienne installée à Paris, Katja Pargger développe une écriture plus silencieuse, mais tout aussi puissante. Ses références à la Sécession viennoise et au Bauhaus ne sont pas de simples citations esthétiques. Elles se traduisent dans la proportion, la géométrie et une préférence nette pour les matériaux expressifs.

Sa première collection de mobilier, dévoilée en septembre 2025, prolonge son travail architectural. Les pièces ne sont pas pensées comme des objets décoratifs ajoutés à la dernière minute : elles servent à construire l’espace. C’est une différence essentielle. Une table basse peut délimiter un coin salon, un banc peut allonger une perspective, une console peut faire respirer une entrée étroite. Les meilleurs designers n’ajoutent pas : ils organisent.

Cette approche rappelle qu’un intérieur réussi ne dépend pas d’une accumulation de nouveautés. Les tendances design les plus intéressantes naissent souvent d’un plan bien tenu et de quelques pièces choisies avec calme. Le prochain regard se tournera naturellement vers les créateurs qui savent faire beaucoup avec peu.

Les architectes d’intérieur incontournables qui racontent une histoire par les matériaux

Le renouveau de la décoration ne se joue pas uniquement dans la couleur ou la silhouette d’un meuble. Il se lit dans la capacité à raconter une histoire cohérente. Cette narration peut venir d’un bâtiment ancien, d’un quartier, d’un geste artisanal ou d’un matériau inattendu. Les projets de Coutansais Castillo, Fanny Perrier et Chloé Leymarie ont justement cette qualité : ils ne plaquent pas un style sur un volume, ils cherchent ce que le lieu a déjà à dire.

Coutansais Castillo, le goût des grands ensembliers réinterprété

Le studio Coutansais Castillo, fondé par Clara Rebillard Castillo et Victor Poirier Coutansais, s’inscrit dans une tradition française qui mérite d’être regardée de près : celle des ensembliers. Dans les années 1920 et 1930, des créateurs comme Jean-Michel Frank ou André Arbus imaginaient un projet dans sa totalité, de l’architecture intérieure au mobilier. Cette vision globale, loin d’être nostalgique, redevient très actuelle face aux intérieurs standardisés.

Clara Rebillard Castillo a notamment travaillé chez Studio KO, tandis que Victor Poirier Coutansais a collaboré avec Marion Mailaender, Fabrizio Casiraghi et Maxime Bousquet. Ces expériences expliquent sans doute leur aisance à passer du résidentiel aux lieux ouverts au public, puis à l’objet. Leur collection « Premier Acte », présentée à la Paris Design Week, pose les bases d’une pratique où le meuble n’est jamais séparé du décor.

Pour t’inspirer de cette méthode sans refaire entièrement ton appartement, commence par identifier une matière qui peut devenir le fil rouge. Dans un séjour, un chêne blond peut dialoguer avec une chaise cannée ; dans une chambre, un noyer plus dense peut être réchauffé par une tête de lit en rotin ou en moelle de rotin. Le cannage de Vienne, reconnaissable à son motif hexagonal régulier, fonctionne particulièrement bien lorsqu’il est utilisé en ponctuation : porte de buffet, dossier de chaise ou panneau de placard. Trop présent, il perd son raffinement.

Pour approfondir cette façon de mêler matière, savoir-faire et création contemporaine, le regard porté sur la lame catalane dans le design contemporain offre un contrepoint éclairant. L’histoire locale peut devenir une ressource formelle, à condition de ne pas la réduire à un décor folklorique.

Fanny Perrier, du restaurant à l’appartement avec la même précision scénographique

Fanny Perrier navigue entre projets résidentiels et lieux d’hospitalité avec une élégance très cinématographique. Son décor pour Bar Omi, table japonaise du 1er arrondissement de Paris, joue sur la sophistication sans raideur. Dans un restaurant, tout doit être pensé : l’arrivée du client, le confort de l’assise, l’acoustique, l’intimité entre les tables, la lumière sur les assiettes. Cette complexité nourrit souvent des idées précieuses pour la maison.

Sa collaboration avec la maison de joaillerie Viltier, lors de l’Art Week 2025, a pris place dans l’appartement de Dina Vierny, décoré autrefois par Madeleine Castaing. Le lieu, préservé depuis la disparition de sa propriétaire en 2009, portait une mémoire décorative dense. Intervenir dans un tel espace demande de la retenue. Fanny Perrier a choisi la scénographie plutôt que la transformation, laissant les pièces dialoguer avec le décor existant.

C’est une piste utile si tu hérites d’un meuble ancien : avant de le décaper, de le peindre ou de le remplacer, regarde sa patine et sa construction. Une chaise Louis XVI cannée, avec son dossier médaillon et ses pieds fuselés, n’appelle pas les mêmes gestes qu’une chaise bistrot en bois courbé. La première gagne à être restaurée avec respect ; la seconde peut supporter une intervention plus libre. Les intérieurs les plus singuliers savent faire cohabiter l’ancien et le neuf sans les déguiser.

Chloé Leymarie, l’équilibre entre minimalisme et présence tactile

À la tête d’Atelier Leymarie, Chloé Leymarie imagine des décors de restaurants et des espaces domestiques où le minimalisme n’est jamais vide. Bouche, Rori et Faubourg Daimant comptent parmi les adresses parisiennes qui illustrent son sens de l’équilibre. Elle travaille les masses, les matériaux et les contrastes avec retenue, ce qui rend ses projets particulièrement durables visuellement.

Sa première collection de mobilier, lancée en 2025, comprenait notamment un confiturier associant Inox et bois. Cette rencontre entre un métal net et une essence plus chaleureuse raconte bien sa démarche. L’Inox apporte une précision presque technique ; le bois introduit du grain, une température, une imperfection heureuse. Dans une pièce, ce duo peut être décliné simplement : table en bois et lampe chromée, étagère métallique et assise cannée, cuisine sobre et suspension en fibres végétales.

Sa mise en scène pour Carven, sur les Champs-Élysées, confirmait cette capacité à faire exister le mobilier comme un paysage. Une idée à garder : les espaces intérieurs deviennent plus personnels lorsqu’ils sont composés comme des décors souples, pas comme des vitrines figées.

Les designers internationaux qui replacent l’objet artisanal au centre de la décoration

Les tendances design qui comptent ne s’arrêtent pas aux frontières. À New York, Dana Arbib, le studio Enso et Emily Thurman montrent que la création contemporaine peut rester profondément manuelle. Leurs objets ne cherchent pas la perfection industrielle ; ils valorisent les variations du verre, les aspérités de l’argile, le relief du textile et le grain du bois. Une petite révolution douce, mais très concrète, pour celles et ceux qui souhaitent sortir du mobilier sans histoire.

Dana Arbib, le verre comme mémoire et comme couleur

Avant de créer des objets, Dana Arbib avait fondé le label de mode A Peace Treaty. Sa rencontre avec un souffleur de verre à Venise a ouvert un nouveau terrain d’expression : vases, luminaires et pièces ornementales, tous animés par une relation très libre à la couleur. Son travail s’inspire notamment d’artefacts nord-africains et de son héritage familial libyen, sans jamais donner l’impression d’un décor figé dans le passé.

Son exposition « Vetro Tesoro », présentée chez TIWA à New York avec le galeriste Alex Tieghi-Walker, réunissait notamment cinq appliques et lustres inspirés de tabatières chinoises anciennes. Ce type de référence peut sembler lointain, mais il révèle une idée très actuelle : un luminaire n’est pas qu’un outil d’éclairage. C’est un objet qui transforme la perception d’un mur, d’un plafond et même de la couleur des textiles autour de lui.

Dans un appartement, une pièce en verre soufflé mérite de respirer. Inutile de l’encombrer de bibelots. Pose un vase coloré sur une console en bois sombre, à côté d’un miroir ou d’une lampe discrète, et laisse sa transparence faire le travail. Le verre capte les changements de lumière au fil de la journée ; c’est précisément ce qui le rend vivant.

Enso, la simplicité sculpturale au service des rituels quotidiens

Mené par Yuria Kailich et Joel Harding, le studio new-yorkais Enso déploie deux dimensions complémentaires. Avec Item: Enso, le duo réalise objets et mobilier ; avec Shelter: Enso, il imagine des espaces résidentiels et des projets d’hospitalité. Cette articulation est intéressante : le lieu et l’objet évoluent ensemble, au lieu d’être pensés dans deux temporalités séparées.

Leurs tabourets, ottomans, bougeoirs et luminaires privilégient le bois, l’argile et le tissu. Les formes assument l’irrégularité, non comme un effet tendance, mais comme la trace d’un travail de la main. Le nom du studio renvoie à l’enso, cercle tracé dans la tradition bouddhiste zen : une figure de plénitude, de partage et de simplicité. Cette philosophie se retrouve dans leur récent bar à vin audiophile Colbo nextdoor, à New York, conçu pour accompagner les habitudes de ses visiteurs plutôt que les contraindre.

Cette approche peut t’aider à évaluer un meuble : avant de regarder sa couleur, demande-toi ce qu’il permet de faire. Un petit tabouret en bois peut-il devenir table d’appoint, assise supplémentaire ou support pour une plante ? Un fauteuil en rotin est-il assez profond pour lire confortablement ? La beauté devient plus durable lorsqu’elle accompagne les gestes ordinaires.

Emily Thurman, faire du mobilier un territoire de collaboration

Emily Thurman a fondé son agence en 2022 avec une conviction nette : l’artisanat ne doit pas être relégué au statut de finition. Ses intérieurs et ses pièces font place aux savoir-faire, aux rencontres et aux matières dont on perçoit la fabrication. Sa collection Hundō, lancée en 2025, marque ce passage du décor à l’édition de mobilier.

Lors du festival Contributions, elle a notamment collaboré avec la bijoutière Zoé Mohm, qui a façonné des cloches en métal ornementales pour les pièces exposées. Cette porosité entre bijou et mobilier est très inspirante. Elle rappelle qu’un détail métallique peut changer l’allure d’un meuble : poignée, embout de pied, applique ou patère deviennent des signes à part entière.

Au mois de mars, son exposition collaborative à la galerie St. Vincents d’Anvers explorera encore ce dialogue entre design et joaillerie. Ce sont ces conversations entre disciplines qui nourrissent l’innovation sans transformer la maison en laboratoire. Un intérieur gagne en profondeur lorsqu’il associe une structure simple à un ou deux objets dont la fabrication raconte quelque chose.

À l’heure où les images défilent plus vite que les matériaux ne vieillissent, ces trois créateurs rappellent une évidence : l’objet le plus précieux est souvent celui que l’on regarde encore dix ans après l’avoir choisi.

Les signatures françaises à suivre pour comprendre les nouvelles tendances design de Marseille à Paris

Marseille et Paris ne racontent pas la même histoire décorative, et c’est tant mieux. La première apporte une lumière tranchée, des matériaux bruts, une relation naturelle aux teintes minérales et à la Méditerranée. La seconde concentre les adresses, les galeries, les hôtels et les maisons de mode où les tendances se testent à grande vitesse. Les architectes d’intérieur les plus intéressants savent circuler entre ces deux énergies sans les uniformiser.

Antes, une grammaire marseillaise de l’ombre et de la clarté

Le studio Antes, porté par Capucine Guhur et Maeva Henninot, fait partie de ces jeunes agences dont le premier projet suffit à dessiner une direction. Formées à Camondo, puis passées par les univers de Marion Mailaender, Luis Laplace ou Charles Zana, les deux architectes d’intérieur ont choisi Marseille comme terrain d’ancrage. Leur pratique joue avec les contrastes : ombre et lumière, rigueur et sensualité, structure et émotion.

Leur projet résidentiel publié dans MilK Decoration 60 a posé les bases de cette signature. Rien n’y semble décoratif au sens superficiel du terme. Les matériaux, les perspectives et les volumes donnent plutôt au lieu une densité calme. C’est précisément ce qui rend leur travail utile à observer : il ne réclame pas un appartement spectaculaire. Il invite à mieux traiter les seuils, les angles, les ouvertures et les zones de transition.

Leur récente boutique Sessùn à Marseille, suivie d’un restaurant parisien attendu au printemps, montre aussi leur capacité à adapter leur langage à différents programmes. Une boutique doit guider le regard sans voler la vedette aux vêtements ; un restaurant doit construire une ambiance tout en résistant à une fréquentation intense. Ce double exercice nourrit des projets domestiques plus intelligents. Une entrée, par exemple, mérite le même soin qu’un espace commercial : lumière basse, assise d’appoint, miroir utile et rangement lisible.

Pour une maison du Sud ou un appartement baigné de soleil, inspire-toi de cette économie de moyens. Préfère les fibres naturelles à la lumière trop directe : rideaux en lin lavé, tapis en jonc de mer dans une zone sèche, fauteuil en rotin naturel éloigné d’une baie brûlante. Le rotin n’aime ni l’humidité permanente ni les rayons qui le dessèchent à longueur d’année. Un dépoussiérage hebdomadaire à la brosse souple et un nettoyage très légèrement humide deux fois par an suffisent généralement à préserver son éclat.

Ce que ces projets changent dans la manière de choisir sa décoration

Suivre les meilleurs designers ne signifie pas reproduire un hôtel ou une boutique dans son salon. Cela permet plutôt d’apprendre à regarder. Dans les réalisations de ces studios, le détail ne sert jamais à remplir un vide. Il marque une fonction : une tablette pour poser un verre, une applique pour dessiner un couloir, un tissu acoustique pour rendre une pièce plus confortable.

La visite d’un salon reste une excellente école du regard. Les créateurs y montrent souvent des prototypes ou des collaborations plus audacieuses que dans les projets livrés. Pour nourrir cette veille, garde un œil sur les temps forts du nouveau salon d’art et de design à Paris. Entre une pièce de galerie et un meuble destiné au quotidien, la distance peut être grande, mais les idées de matière et de proportion circulent vite.

Signature Territoire créatif À retenir pour la maison
Antes Marseille, lumière et contrastes Construire une ambiance avec peu de matériaux.
Bétyle Studio Bois, marqueterie, récit spatial Transformer un petit volume par le mobilier sur mesure.
Gasparetto Parenti Hospitalité chaleureuse Multiplier les sources lumineuses plutôt que les objets.
Chloé Leymarie Minimalisme tactile Associer une matière chaude à une finition plus nette.

La prochaine grande idée déco ne viendra peut-être pas d’une couleur annoncée partout, mais d’un retour à l’essentiel : comprendre ce que la lumière, la matière et l’usage font réellement à une pièce.

Comment suivre ces 10 designers et architectes d’intérieur sans copier leur style

Suivre des créateurs ne doit pas conduire à collectionner des captures d’écran impossibles à transposer. Le bon réflexe consiste à repérer les principes derrière les images. Pourquoi ce restaurant paraît-il accueillant ? Pourquoi cette chambre semble-t-elle plus grande qu’elle ne l’est ? Pourquoi ce fauteuil en fibres naturelles fonctionne-t-il avec une table métallique ? Les réponses se trouvent rarement dans un achat isolé. Elles naissent d’un ensemble de décisions discrètes.

Observer les principes plutôt que les effets

Chez Bétyle Studio, l’enseignement majeur tient à l’usage du bois comme architecture. Chez Katja Pargger, il s’agit de la proportion et de la structure. Dana Arbib invite à traiter le luminaire comme une présence sculpturale ; Enso rappelle qu’un objet doit servir des rituels réels. Ces principes peuvent guider un projet modeste, y compris dans un appartement en location.

Prends le cas de Léa et Martin, qui réaménagent un séjour de 22 m² dans un ancien immeuble. Au lieu d’acheter une série de petits meubles disparates, ils commencent par définir trois besoins : lire, recevoir et ranger. Ils choisissent ensuite un fauteuil en rotin à la silhouette généreuse, une table basse basse en bois et métal, et une étagère fine qui laisse passer la lumière. Le résultat n’imite aucun décor de restaurant, mais il reprend une logique de composition observée chez les studios cités.

Le choix d’une pièce cannée réclame un peu de vigilance. Un cannage traversé, tissé brin par brin dans des trous percés sur le cadre, est souvent associé aux sièges anciens et peut être restauré par un artisan. Un cannage collé, installé en nappe dans une rainure, est plus courant sur les productions récentes. Pour une réparation en 2026, il faut compter, selon la région et l’état du siège, environ 80 à 350 € : une chaise simple n’exige pas le même travail qu’une bergère Louis XV. Avant de confier un fauteuil, photographie l’assise, mesure la zone à refaire et vérifie la solidité du châssis.

Construire une veille utile, entre expositions, projets et artisanat

Les réseaux sociaux permettent de suivre les chantiers, mais ils montrent rarement l’essentiel : la texture réelle d’un enduit, la profondeur d’un placage, le confort d’une assise. Pour aller plus loin, alterne les sources. Les projets publiés dans la presse déco, les foires, les galeries et les visites d’ateliers donnent une vision plus complète du travail des designers et architectes d’intérieur.

Un passage par les expositions de mobilier permet aussi de comprendre les filiations. Un fauteuil Emmanuelle en rotin, popularisé dans les années 1970 avec son dossier rayonnant très théâtral, ne raconte pas la même chose qu’une chaise Thonet n°14, créée par Michael Thonet en 1859 avec son bois courbé. Les deux peuvent cohabiter dans un intérieur contemporain, mais à condition de leur donner de l’espace. L’un est une silhouette forte ; l’autre est un classique fonctionnel et discret.

Les reportages sur les transformations d’habitat sont aussi précieux pour lire les contraintes concrètes. Cet exemple de loft parisien métamorphosé en atelier d’artiste et espace de vie rappelle qu’un projet réussi ne se limite pas à une belle palette : il règle la lumière, les rangements et les circulations.

Les repères à garder lors d’un achat ou d’une chine

Avant d’adopter une pièce inspirée par ces nouvelles signatures, vérifie quelques points très simples. Un meuble en rotin naturel doit être stable, sans brin cassé ni zones grisâtres causées par l’humidité. Une chaise cannée doit présenter une trame régulière, légèrement souple mais pas affaissée. Quant au bois, il mérite un contrôle du dessous : fentes, traces d’insectes et assemblages fragiles racontent beaucoup plus que la teinte du vernis.

  1. Mesure l’espace disponible, y compris le recul nécessaire pour t’asseoir.
  2. Observe la matière à la lumière du jour, jamais seulement sous un éclairage de boutique.
  3. Teste la stabilité, les assemblages et le confort avant d’acheter.
  4. Associe une pièce forte à des éléments plus calmes pour éviter l’effet décor de cinéma.

Les dix talents à suivre ne proposent pas une recette unique. Ils montrent, chacun à leur manière, qu’un intérieur de caractère commence par une décision attentive : choisir moins, regarder mieux et laisser les matériaux parler.

Quels designers et architectes d’intérieur suivre en priorité en 2026 ?

Bétyle Studio, Gasparetto Parenti, Katja Pargger, Coutansais Castillo, Fanny Perrier, Dana Arbib, Enso, Emily Thurman, Chloé Leymarie et Antes composent une sélection très diverse, entre Paris, Marseille et New York.

Comment reconnaître une tendance design durable ?

Privilégie les tendances fondées sur l’usage, la qualité des matériaux et le savoir-faire. Un meuble bien construit, une lumière bien pensée ou une fibre naturelle bien employée vieillissent mieux qu’un effet décoratif trop marqué.

Le rotin et le cannage fonctionnent-ils dans un intérieur contemporain ?

Oui, à condition de les utiliser comme des respirations. Un fauteuil en rotin naturel, une chaise cannée ou une porte de buffet en cannage de Vienne s’accordent très bien avec le bois, le métal, la pierre et le lin.

Quel budget prévoir pour refaire une assise cannée ?

En 2026, une restauration de cannage se situe généralement entre 80 et 350 euros selon le type de siège, la technique employée, l’état du châssis et la région. Un fauteuil ancien complexe coûte davantage qu’une chaise simple.

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