Studio KO remporte le prestigieux premier prix de design décerné par l’Institut du Monde Arabe

Quand une institution culturelle majeure met en lumière un duo d’architectes qui aime autant la matière que la lumière, ça donne une histoire de design comme on les aime : ancrée, sensible et terriblement actuelle.

En bref :

  • Studio KO, basé à Marrakech, reçoit le premier prix de design de l’Institut du Monde Arabe pour l’ensemble de son œuvre.
  • Le prix s’inscrit dans une nouvelle scène du design arabe, entre culture arabe, artisanat et innovation contemporaine.
  • Le duo Karl Fournier / Olivier Marty travaille un design d’intérieur et une architecture où la matière, la lumière et le paysage restent au cœur.
  • Le palmarès met aussi en avant des talents émergents et entrepreneuriaux, de l’Égypte aux Émirats, dessinant une véritable carte de l’excellence design dans le monde arabe.
Peu de temps ? Voilà ce qu’il faut retenir :
Le Grand Prix de l’IMA récompense la cohérence et la poésie architecturale de Studio KO.
L’initiative valorise un design arabe pluriel, au-delà des clichés d’artisanat folklorique.
Talents émergents et entrepreneurs sont aussi primés, du Caire à Dubaï.
Pour ton intérieur, ces projets inspirent des jeux de matières, de lumière et de fibres naturelles.

Pourquoi le Prix de design de l’Institut du Monde Arabe change la donne pour le design arabe contemporain

Avec ce premier prix de design, l’Institut du Monde Arabe ne se contente pas d’ajouter une ligne à son agenda culturel. Il affirme une vision : celle d’un design arabe multiple, vif, loin des cartes postales de bazars figés et de lanternes en cuivre poussiéreuses.

Lancé en septembre 2023, ce prix voulait embrasser la diversité d’une scène foisonnante. Quinze projets ont ainsi été sélectionnés, portés par des designers confirmés ou émergents, tous liés au monde arabe, soit par leur origine, soit par le lieu de production de leurs pièces. On y croise l’Égypte, le Liban, la Tunisie, le Koweït, la Syrie, les Émirats arabes unis… et un Maroc qui rayonne particulièrement.

La force du prix, c’est de ne pas enfermer la culture arabe dans un seul récit. D’un côté, des pièces très ancrées dans le geste artisanal, comme un cabinet en jonc, bois et métal signé Altin Studio, directement inspiré des savoir-faire tunisiens. De l’autre, des formes plus conceptuelles, à l’image d’une scénographie de souk réinventée par un architecte émirati pour le laboratoire de recyclage d’une grande maison de luxe française.

Autre point clé : le découpage du palmarès. L’IMA a voulu couvrir tout le spectre de la création, du jeune talent au grand nom installé, avec plusieurs distinctions complémentaires. Cette manière de penser la récompense donne le ton : pas de star unique, mais un écosystème où chaque profil a sa place.

Un prix pensé comme une cartographie du design arabe

Pour mesurer la portée de cette initiative, il suffit de regarder la diversité des lauréats. Le Grand Prix revient à Studio KO, duo franco-marocain installé à Marrakech. Le prix « Talent émergent » distingue l’architecte émirati Abdalla Almulla, moins de 34 ans, qui imagine une expérience de marché traditionnel revisitée. Le prix « Talent entrepreneurial » met en avant Don Tanani, maison de mobilier haut de gamme basée en Égypte, tandis qu’un Grand Prix d’Honneur salue la carrière de la designer libanaise Nada Debs, figure majeure du design au Moyen-Orient.

Le message est limpide : le design arabe ne se résume pas à des tables basses en zellige ou à des lanternes ajourées. Il englobe des projets d’architecture, de design d’intérieur, de mobilier, de scénographie, qui jouent autant avec le rotin, le jonc, le bois massif, que le métal ou les matériaux recyclés. Pour un lecteur ou une lectrice passionnée de déco, c’est une invitation à regarder cette région comme une réserve d’innovation formelle et d’idées d’ambiances, pas seulement comme un catalogue de souvenirs de voyage.

Dans cet esprit, le riad Rosemary du label LRNCE à Marrakech, également sélectionné, illustre bien l’approche voulue par le prix : un lieu hybride, à mi-chemin entre maison d’hôtes, galerie et laboratoire de couleurs, où les fibres naturelles croisent la céramique, les fresques murales et le textile peint à la main.

Un jury piloté par une figure internationale du design

Autre détail qui compte : la présidence du jury confiée à India Mahdavi, archi-star franco-iranienne connue pour ses palettes chromatiques audacieuses et ses intérieurs ultra-sensibles. Son regard, nourri par le luxe, l’hôtellerie et les lieux culturels, assure un haut niveau d’exigence, mais aussi une lecture très contemporaine des projets.

Quand un duo comme Studio KO est distingué par un jury de ce calibre, dans un cadre comme la Paris Design Week, le signal envoyé au monde du design est fort. On ne parle pas d’un prix exotique de niche, mais d’un repère sérieux dans le calendrier international.

Cette reconnaissance institutionnelle fait écho à d’autres grands mouvements de fond dans le paysage du design, qu’on retrouve par exemple dans les sélections de la Milan Design Week ou dans les expositions qui réévaluent des modernismes oubliés, comme on le voit dans cet article sur une exposition à Milan dédiée au modernisme polonais : une exposition captivante met à l’honneur le modernisme polonais. L’IMA s’inscrit dans cette dynamique de réécriture des récits dominants.

Au final, ce prix agit comme un prisme : il révèle la richesse du design arabe contemporain, tout en offrant un cadre de lecture clair à celles et ceux qui aiment la déco mais peinent parfois à mettre des noms sur ce qu’ils voient dans les hôtels, cafés et magazines.

Architecture design interieur Studio KO inspiration

Studio KO, lauréat du Grand Prix : une architecture de matières, de lumière et de paysages

Au cœur de ce premier palmarès, le Grand Prix de design de l’Institut du Monde Arabe attribué à Studio KO fait figure de pivot. Le duo formé par Karl Fournier et Olivier Marty travaille depuis plus de vingt ans entre la France et le Maroc, avec Marrakech comme base d’attache. Leur signature : des architectures silencieuses, presque minérales, qui dialoguent avec leur environnement plutôt que de le dominer.

Si tu as déjà croisé des photos du musée Yves Saint Laurent de Marrakech, tu as déjà vu leur travail. Ce bâtiment, inauguré en 2017, est devenu une sorte de manifeste pour eux. Façades en briques ocre, volumes découpés par la lumière, patios qui jouent la carte du design d’intérieur autant que de l’espace public… Le tout parle aussi bien au flâneur qu’au regard d’un architecte aguerri.

Une grammaire architecturale nourrie de la culture arabe

Ce que le jury de l’IMA a salué chez Studio KO, c’est cette manière d’intégrer des éléments de culture arabe sans jamais tomber dans le pastiche. Les références ne sont pas littérales. Elles passent par les matériaux (terre crue, pierre, bois, parfois rotin), les jeux d’ombre et de lumière, la place centrale accordée aux patios et aux jardins secs, la façon de cadrer le ciel ou une palmeraie depuis un salon.

Dans certaines maisons de désert signées par le duo, les plafonds en bois rythment les espaces avec des ombres qui évoluent au fil du jour. Les sols en terre cuite ou en pierre brute absorbent la lumière et la renvoient dans des tons presque rosés en fin de journée. On est loin du « style oriental » accumulatif. Ici, la sobriété fait le lien entre modernité et héritage, comme si chaque mur savait exactement ce qu’il devait montrer… et ce qu’il devait taire.

Quand l’architecture rencontre le design d’intérieur

Leur travail ne s’arrête pas aux murs. Le tandem aime pousser le curseur jusqu’au design d’intérieur, souvent en collaboration avec des artisans locaux : menuisiers, tisserands, ferronniers, tadelakt, canneurs. Dans plusieurs projets, le mobilier semble jaillir de l’architecture elle-même : banquettes maçonnées garnies de coussins en lin écru, niches intégrées pour les luminaires, têtes de lit en bois sculpté, fauteuils en rotin aux lignes souples.

Ce lien architecture–intérieur rejoint ce qu’on observe chez d’autres grandes signatures contemporaines. Si tu t’intéresses à ces approches globales, l’univers de Kelly Wearstler, par exemple, offre un autre regard, plus californien et graphique, très bien analysé ici : rencontre avec une icône du design. Chez Studio KO, la palette reste plus minérale, mais l’idée est la même : aucun détail ne se pense isolément.

Des projets entre France, Maroc et ailleurs

Au-delà du musée Yves Saint Laurent, le duo signe de nombreuses résidences privées, souvent invisibles du grand public, et quelques lieux plus accessibles. Parmi eux, un restaurant récemment ouvert, Shabi Shabi, où l’esprit du désert se traduit en mix de matières : tables sombres, banquettes en cuir sable, suspensions en fibre végétale, murs épais qui encadrent la lumière artificielle comme des ouvertures sur la nuit.

Cette capacité à décliner un même langage dans des contextes très différents explique en grande partie l’obtention du Grand Prix. L’IMA n’a pas seulement récompensé un « beau musée » ou un restaurant à la mode, mais une trajectoire cohérente, où chaque projet renforce une manière de voir l’excellence design : attentive, lente, presque tactile.

Pour qui s’intéresse au rotin, au cannage et aux fibres naturelles, cette démarche offre une mine d’idées : privilégier les textures plutôt que l’accumulation d’objets, jouer les contrastes entre minéral et végétal, oser laisser des murs nus pour mieux mettre en avant une seule assise en cannage ou une applique en laiton.

Un palmarès qui révèle la créativité d’une nouvelle génération de designers arabes

Si le nom de Studio KO capte l’attention, les autres lauréats dessinent un paysage tout aussi passionnant. Le prix « Talent émergent » revient à l’architecte émirati Abdalla Almulla pour « Afternoon at the Souk », une scénographie imaginée en 2022 pour un projet avec Petit h, le laboratoire de recyclage d’Hermès. Son idée : recréer l’expérience du souk, mais débarrassée de son folklore, en jouant sur des structures modulaires, des matériaux récupérés et un parcours presque méditatif.

On est là à la croisée du geste architectural, de la mise en scène commerciale et de la réflexion écologique. Les visiteurs déambulent dans un espace qui évoque les ruelles d’un marché, mais les stands deviennent des archipels de matières revalorisées, mis en lumière comme des pièces uniques. Un exemple très concret de ce que peut être l’innovation appliquée à la culture du marché arabe.

Don Tanani : le mobilier comme manifeste identitaire

Le prix « Talent entrepreneurial » distingue Don Tanani, marque de mobilier haut de gamme basée en Égypte. Son travail : articuler tradition et contemporanéité dans des pièces aux lignes nettes, souvent réalisées en teck ou en bois massif, parfois associées à du cannage, du rotin ou des fibres tressées.

On peut citer la table d’appoint « Moruna », en teck, aux bords adoucis et au piétement sculptural. Elle traduit bien l’esprit de la maison : formes simples, mais nourries d’un arrière-plan culturel, d’une certaine douceur de silhouettes qu’on retrouve dans l’architecture cairote ou alexandrine. Ce type de mobilier trouve facilement sa place dans un salon français contemporain, aux côtés d’un tapis graphique comme ceux que l’on voit dans cette sélection de tapis au design géométrique.

Nada Debs : une grande dame du design arabe

Le Grand Prix d’Honneur décerné à la designer libanaise Nada Debs vient acter officiellement ce que beaucoup observateurs savaient déjà : sa place centrale dans le renouveau du design au Moyen-Orient. Depuis Beyrouth, elle réinterprète depuis des années les marqueteries traditionnelles, les incrustations de nacre, les volumes architecturés, dans des pièces à la frontière de l’art et du mobilier.

En lui offrant cette distinction, l’IMA trace aussi une filiation. Une jeune marque comme Don Tanani, un talent émergent comme Abdalla Almulla, et un duo comme Studio KO s’inscrivent dans un paysage où des pionniers comme Nada Debs ont déjà ouvert la voie. La créativité arabe contemporaine apparaît ainsi non pas comme une mode récente, mais comme une dynamique qui s’inscrit sur plusieurs décennies.

Un panorama pour s’inspirer chez soi

Pour ton intérieur, que tirer de ce palmarès ? Beaucoup de choses concrètes, en réalité :

  • Oser les matières brutes : teck, jonc, rotin, pierre, lin, coton lavé, en évitant les vernis trop brillants.
  • Travailler la lumière comme un matériau : abat-jour en cannage, stores en fibre tressée, lampadaires qui projettent des ombres graphiques.
  • Penser les espaces comme des parcours, à l’image d’un souk revisité ou d’un riad : enfilades de pièces, changements de niveaux, petites transitions matérialisées par un tapis ou un banc en bois.
  • Assumer une palette chaude : ocre, sable, terracotta, brun tabac, relevés de bleu nuit ou de vert palmier.

On se rend compte que ce prix n’est pas qu’une affaire d’architecture d’exception. Il irrigue aussi des gestes très simples du quotidien déco : la façon de choisir une table, la trame d’un tissage, l’échelle d’un luminaire dans une entrée, l’envie de mixer pièces chinées et design contemporain.

Ce que la victoire de Studio KO inspire pour ton propre design d’intérieur

Derrière les grandes images du musée Saint Laurent ou d’un restaurant ultra-photogénique, le travail de Studio KO recèle de micro-leçons pour aménager un salon, une chambre, voire une petite maison de campagne. L’important, c’est de traduire leurs principes, pas de copier leur esthétique au centimètre près.

Premier point : la gestion du vide. Dans leurs projets, on voit très peu d’objets décoratifs vagabonds. Les pièces fortes — un fauteuil en rotin, une grande table en bois sombre, un tapis écru à tissage épais — ont de l’air autour d’elles. Cette respiration valorise la qualité des matériaux et des lignes. Chez toi, cela peut simplement passer par le fait d’enlever deux ou trois meubles inutiles pour laisser exister ta chaise cannée préférée.

Travailler la matière comme un architecte

Deuxième leçon : les surfaces ont une vraie présence. Plutôt que d’accumuler les couleurs vives, Studio KO préfère les nuances d’une même teinte, révélées par la texture. Tadelakt doux au toucher, pierre légèrement striée, bois mat, cannage aux fils bien réguliers : tout se joue à courte distance.

Pour retrouver cet esprit, tu peux :

  1. Remplacer un meuble laqué par une pièce en bois massif, même de brocante, quitte à demander un léger ponçage à un artisan.
  2. Installer un ou deux fauteuils en rotin ou en cannage, avec des coussins en lin brut.
  3. Choisir des rideaux en coton lavé plutôt qu’en polyester brillant.

Cette approche entre en résonance avec d’autres courants du design contemporain, notamment le Japandi ou certains modernismes revisités, comme ceux que l’on retrouve dans les réinterprétations de Gio Ponti très bien expliquées ici : un label revisite les classiques du designer italien.

Lumière, cadrages et points de vue

Autre point que l’on peut piquer aux architectes : la manière de cadrer la lumière. Dans les projets de Studio KO, une simple fenêtre devient parfois un tableau vivant sur un olivier, un palmier, ou un pan de ciel cru. À l’intérieur, cela se traduit par un agencement qui respecte ces axes visuels. Un canapé ne tourne pas le dos à une belle baie, une bibliothèque ne bouche pas un angle lumineux.

Concrètement, chez toi, cela peut vouloir dire :

  • Décaler légèrement une armoire pour dégager une perspective vers une fenêtre.
  • Orienter un fauteuil en rotin vers un rayon de lumière plutôt que face à la télévision.
  • Remplacer un rideau occultant par un voilage léger dans une pièce de vie.

Ce sont de petits ajustements, mais ils peuvent transformer la façon dont tu habites ton espace, en faisant écho à cette idée d’excellence design accessible, où la qualité d’un geste compte autant que le nom d’un designer.

Comment ce prix de design s’inscrit dans le paysage international du design et de l’architecture

Le premier prix de design de l’IMA arrive dans un moment où le monde du design, en France comme ailleurs, élargit clairement son regard. Les grandes revues, les salons comme Maison & Objet ou la Paris Design Week, les galeries, s’ouvrent davantage aux scènes non occidentales et aux récits longtemps périphériques.

Le fait que ce prix soit remis pendant la Paris Design Week n’est pas anodin. Il s’inscrit au milieu d’une effervescence où se croisent les nouveautés de marques nordiques, les rééditions italiennes, les jeunes labels français… et désormais ce panorama du design arabe contemporain. On pourrait presque le voir comme une pièce à part entière du puzzle, aux côtés, par exemple, des objets scandinaves innovants de Normann Copenhagen ou des cafés parisiens au design très conceptuel.

Dialogues entre scènes : arabe, scandinave, italienne, française

Pour les passionnés d’architecture et de design d’intérieur, l’intérêt est précisément dans ces dialogues. Imaginer une chaise en rotin inspirée de la Méditerranée dans un salon où trône une lampe scandinave, un tapis géométrique et une table basse italienne devient non seulement possible, mais presque la norme.

On pourrait par exemple associer une table d’appoint rappelant l’esprit Don Tanani avec une assise inspirée du design scandinave, comme celui détaillé dans cet article sur l’esprit scandinave du design innovant. Autour, un sol en béton ciré à la manière de certains projets de Studio KO, et quelques pièces chinées en rotin, peuvent créer une ambiance à la fois très personnelle et parfaitement cohérente.

Un outil de repère pour les déco-addicts et les pros

Au fond, ce prix fonctionne aussi comme une boussole. Pour les particuliers qui aménagent une maison ou un appartement, il donne des noms à suivre, des images mentales à garder en tête lorsqu’ils choisissent un canapé, une applique, ou le dessin d’une bibliothèque sur mesure. Pour les jeunes architectes d’intérieur, il offre des références solides à citer, à analyser, à déconstruire, au même titre que les grands classiques européens.

On le voit dans les dossiers d’inspiration qui circulent dans les agences : à côté des moodboards très « mid-century », on trouve désormais des planches inspirées de riads marocains, de cafés beyrouthins, de maisons émiraties minimalistes. Le travail de Studio KO s’y glisse naturellement, à la croisée de la rigueur moderne et de la chaleur méditerranéenne.

C’est sans doute là que réside la véritable portée de cette récompense : faire entrer de manière durable le design arabe contemporain dans la bibliothèque mentale de toutes celles et ceux qui conçoivent ou habitent des espaces, du plus modeste studio citadin à la grande maison de famille.

Qu’est-ce que le Prix de design de l’Institut du Monde Arabe ?

Il s’agit d’une distinction créée en 2023 par l’Institut du Monde Arabe pour mettre en lumière des projets de design liés au monde arabe, qu’il s’agisse d’architecture, de design d’intérieur, de mobilier ou de scénographie. Le prix se compose d’un Grand Prix, d’un Talent émergent, d’un Talent entrepreneurial et d’un Grand Prix d’Honneur.

Pourquoi Studio KO a-t-il reçu le Grand Prix de l’IMA ?

Le duo Studio KO a été récompensé pour la cohérence et la sensibilité de son travail, mené depuis plus de vingt ans entre la France et le Maroc. Leur architecture met en valeur la lumière, la matière et le paysage, comme on le voit notamment au musée Yves Saint Laurent de Marrakech, tout en proposant une vision contemporaine de la culture arabe.

En quoi ce prix est-il important pour le design arabe contemporain ?

Ce prix offre une visibilité internationale à des designers issus du monde arabe ou y travaillant, et montre la diversité de leurs approches : artisanat revisité, expérimentation matérielle, scénographie, mobilier haut de gamme. Il contribue à sortir le design arabe des clichés folkloriques pour en faire un acteur reconnu de la scène globale.

Comment s’inspirer de Studio KO dans son propre intérieur ?

On peut retenir plusieurs principes : privilégier les matières brutes (bois, pierre, rotin, cannage), soigner les cadrages de lumière, accepter le vide autour des pièces fortes et travailler une palette de couleurs chaudes et minérales. Il ne s’agit pas de copier un projet, mais de traduire ces idées à l’échelle de son salon ou de sa chambre.

Le prix de l’IMA concerne-t-il seulement l’architecture ?

Non, même si l’architecture est au cœur du Grand Prix avec Studio KO, le palmarès inclut aussi du mobilier (Don Tanani), de la scénographie (Abdalla Almulla) et une carrière de designer d’objets et de mobilier (Nada Debs). Le prix embrasse tout le spectre du design, du produit à l’espace.

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